(Terme anglais: Boiling Liquid Expanding Vapor Explosion)
Les pages suivantes présentent d’importants renseignements sur les BLEVE, y compris un tableau à prendre en considération dans une situation impliquant des gaz de pétrole liquéfiés (GPL), UN1075.
Les GPL comprennent les gaz inflammables suivants :Un BLEVE se produit lorsqu’un wagon-citerne endommagé ou en proie aux flammes ne parvient plus à contenir sa pression interne et explose, avec un rejet soudain de produit. Cette rupture catastrophique est plus susceptible de se produire sur les wagons-citernes pressurisés endommagés, même s’ils ne sont pas soumis à un incendie.
Les principaux dangers présentés par un BLEVE impliquant des GPL sont les suivants :Le danger diminue à mesure que vous vous éloignez du centre d’un BLEVE. Les projectiles représentent le danger qui peut toucher la plus grande étendue.
Pour une vidéo présentant de l’information au sujet d’éléments de sécurité importants par rapport aux BLEVE, veuillez consulter https://www.tc.gc.ca/fra/tmd/publications-menu-1238.html.
DÉCHIRURE CAUSÉE PAR LA CHALEUR (DCC)Une déchirure causée par la chaleur (DCC) est la rupture d’un wagon-citerne NON PRESSURISÉ contenant des liquides inflammables lorsqu’il est exposé à la chaleur intense d’un incendie. Le métal s’amollit et la pression dans le wagon-citerne va augmenter, ce qui peut entraîner une défaillance du contenant. La déchirure se produit habituellement dans l’espace vapeur (côté supérieur) du contenant, expulsant de grandes quantités de liquide et de vapeurs inflammables à grande vitesse. Une boule de feu et une vague de chaleur intense se produiront.
Comparativement aux BLEVE, les DCC entraînent rarement la projection de fragments du wagon- citerne. Une déchirure causée par la chaleur peut se produire dans les 20 minutes suivant un déraillement et jusqu’à 10 heures ou plus après l’incendie initial.
L’intervention dans ces types d’incidents (BLEVE ou DCC) exige une formation spécialisée, de l’équipement et une approche tactique.
Utilisez avec précaution. Le tableau qui suit fournit un sommaire des caractéristiques des réservoirs, des délais critiques, des distances critiques et des débits d’eau de refroidissement pour des réservoirs de différentes capacités. Ce tableau se veut un guide pour les équipes d’intervention, mais il doit être utilisé avec discernement.
Les dimensions des réservoirs sont approximatives et peuvent varier en fonction de leur conception et de leur usage.
Le délai minimal jusqu’à la défaillance est approximatif et basé sur l’exposition de la partie d’un réservoir en bon état qui est occupée par la phase gazeuse à la flamme intense d’un chalumeau. Les réservoirs endommagés ou rouillés peuvent subir une défaillance précoce. La défaillance du réservoir peut survenir quelques minutes ou des heures après ce délai, tout dépendant des conditions. Ce délai est fondé sur l’hypothèse que les réservoirs ne sont équipés ni d’une barrière thermique ni d’un dispositif de refroidissement par jet d’eau.
Le délai minimal de vidange complète est fondé sur un feu enveloppant et sur une soupape de sûreté à pression de grosseur appropriée. Si le réservoir n’est que partiellement enveloppé par le feu, le délai de vidange augmentera (si le feu n’enveloppe que la moitié du réservoir, ce dernier prendra deux fois plus de temps à se vider). Là encore, il est présumé que le réservoir n’est équipé ni d’une barrière thermique ni d’un dispositif d’arrosage.
Si le réservoir est équipé d’une barrière thermique ou d’un dispositif de refroidissement par jet d’eau, les délais de défaillance et de vidange complète augmentent considérablement. Une barrière thermique peut réduire par un facteur de dix ou plus l’apport calorifique au réservoir. Il faudrait donc dix fois plus de temps pour que le réservoir se vide complètement par la soupape de sûreté.
Le rayon de la boule de feu et le rayon d’intervention d’urgence sont basés sur des équations mathématiques et sont approximatifs. Les valeurs fournies correspondent à une boule de feu sphérique, mais ce n’est pas toujours le cas.
Deux rayons de sécurité sont indiqués pour l’évacuation du public. Le rayon minimal s’applique aux réservoirs dont les morceaux seraient projetés depuis un angle d’élévation relativement faible (quelques degrés au-dessus de l’horizontale). C’est généralement le cas des réservoirs horizontaux. Le rayon d’évacuation préférable comporte une plus grande marge de sécurité puisqu’il suppose que les débris du réservoir sont projetés depuis un angle de 45 degrés par rapport à l’horizontale, ce qui pourrait mieux convenir aux cylindres verticaux.
Il est certain que ces rayons sont très vastes et peuvent être inapplicables dans une zone densément peuplée. Toutefois, il faut aussi considérer que les risques augmentent rapidement à mesure qu’on se rapproche d’une explosion de rupture (BLEVE). Il faut aussi se rappeler que c’est dans les zones situées à 45 degrés de chaque côté des extrémités du réservoir que les débris sont projetés le plus loin.
Le débit d’eau est basé sur l’équation suivante (règle empirique) :
5 ( √capacité (gal.US) ) = gal.US/min requis pour refroidir le métal du réservoir.
Avertissement : les chiffres fournis sont approximatifs et doivent être utilisés de façon extrêmement prudente. Par exemple, les délais indiqués jusqu’à la défaillance du réservoir ou jusqu’à la vidange complète par la soupape de sûreté sont typiques, mais ils peuvent varier d’une situation à une autre. Donc, ne risquez jamais de vies humaines en vous fiant à ces délais.